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Marché des changes

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Comme tout autre marché, le marché des changes a sa propre organisation et dispose de caractéristiques bien particulière.

Présentation

Plus de 3 000 milliard de Dollars, c'est le montant quotidien échangé sur ce marché, tous produits confondus, c'est à dire aussi bien pour le change classique que pour les produits dérivés (source : Banque des Règlement Internationaux - http://www.bis.org/ - chiffres d'avril 2004).

Pour situer ce volume, signalons que le montant annuel des échanges de biens et services est de 4 300 milliards de Dollars.

Comme son nom l'indique presque, le marché des changes est le lieu de confrontation des offres et des demandes (achats/ventes) de devises, c'est à dire des moyens de paiement des différents pays.

Comme sur tout marché, la rencontre de l'offre et de la demande des différentes monnaies permet de fixer le prix d'une des devises par rapport à l'autre, c'est à dire son cours de change.

Ce marché comprend le change comptant mais également le change à terme (sous différentes formes) et implique donc un accès aux opérations de « trésorerie » (prêt / emprunt) en devise ou en monnaie nationale. Monnaie nationale qui d'ailleurs est de plus en plus considérée comme une devise à peine particulière.

Cette définition peut encore sembler limitative. En effet depuis plusieurs années se sont développés des marchés dit d'instruments (ou produits) dérivés.

Ces marchés dont la croissance est spectaculaire ont été créés et se sont développés pour répondre aux besoins des opérateurs de se prémunir contre l'incertitude liée aux évolutions monétaires et financières : swap de change, swap de taux, options, futures, etc..

En effet, suite à la libéralisation et la globalisation financière, la circulation des capitaux s'est trouvée facilitée et les marchés se sont ouverts à la concurrence.

Les mouvements de capitaux obéissent désormais à leur propre logique sans que celle ci soit forcément au diapason de l'économie réelle. (voir à ce sujet la Taxe TOBIN).

Qui plus est, les marchés dérivés constituent sans doute eux-mêmes un facteur aggravant d'instabilité dans la mesure où les effets de levier important encouragent les activités de spéculation pure.

Raison d'être

A quoi sert le marché des change ? La question mérite d'être posée.

Il faut savoir qu'une monnaie n'a de pouvoir libératoire que dans le pays qui l'émet (hors marché noir ou accords transfrontaliers très localisés).

Pour régler un bien ou un service acquis à l'étranger, il faut donc détenir la monnaie de ce pays.

Et pour détenir la monnaie, que fait une entreprise française désirant régler un créancier en dollars ? Elle se tourne vers son banquier qui lui-même se tourne vers le marché des changes.

Une précision cependant, les opérations ci-dessus ne représentent guère plus selon les estimations que 5 à 10% du volume total des transactions. Tout le reste n'est constitué que d'opérations purement interbancaires (spéculations).

Par ailleurs, comme nous le verrons plus loin, d'autres opérations se déroulent sur le marché des changes qui ne constituent pas du change à proprement parler. Elles sont néanmoins classées dans ce marché car libellées en devise.

Principaux instruments

Plutôt qu'un long discours, un schéma aidera, du moins je l'espère, à décrire les principaux instruments traités sur le marché des changes.

Principaux instruments du marché des changes

Pour plus de détails sur un produit, cliquez sur son nom.

Par ailleurs, le marché des changes possède un certain nombre de caractéristiques qui en font un marché très particulier.

Un marché en continu et non centralisé

J'aime assez la comparaison avec Internet. En effet, contrairement à d'autres, le marché des changes n'est pas un lieu « physique ».

Il n'a pas de structure centralisée et les opérations sont conclues d'un pays à l'autre par l'intermédiaire de moyens de communications très rapides.

Comme Internet, le marché des changes « ne se couche jamais » (en dehors des week-end car les cambistes ne sont pas des machines, ils doivent « récupérer ») et ne connaît pas les frontières et ce, grâce aux décalages horaires.

New York Paris Singapour Tokyo

Ce décalage contribue d'ailleurs à augmenter les risques relatifs aux règlements des opérations de change.

Le marché des changes ne se couche jamais ...

Horaire moyen indicatif de fonctionnement des principales places par rapport à Paris.

Le schéma ci-dessus ne tient pas compte des horaires exceptionnels ou des ajustements heure d'été/heure d'hiver.

On peut remarquer que la liquidité sur le marché des changes est maximale lorsque Londres/New-York sont ouverts (marchés les plus actifs) et minimale lorsque seules les places asiatiques sont ouvertes.

Un marché de gré à gré

Bien qu'il possède certains segments « organisés », le marché des changes est essentiellement un marché de gré à gré.

  • Les échanges se font essentiellement entre banques,
  • Il n'y a pas comme sur la bourse de cotation centralisée.

A un instant T, il peut exister des divergences d'une place à une autre mais même d'une banque à une autre sur la même place.

Ceci explique en partie que les prix soient cotés en spread, c'est à dire avec un écart entre le cours acheteur et le cours vendeur.

Les échanges sont réalisés par mouvements sur des comptes bancaires. Ces mouvements sont rendus possibles par le fait que les banques d'un pays possèdent un compte dans les banques des autres pays, appelé compte Nostri, qui est libellé dans la devise du pays d'accueil.

Les opérations de change sont dites « change transfert » par opposition au « change manuel » destiné aux transactions sur les billets.

On constate donc que « physiquement » chaque devise reste dans son pays d'origine et n'est déplacée que de compte bancaire en compte bancaire (voir les systèmes de règlement).

Un marché quasi parfait ?

Ici intervient la notion de transparence.

En effet, il est couramment admis que sur le marché des changes, tout opérateur a un libre accès aux informations pouvant avoir une influence sur les cours ou taux.

Bien qu'il possède certains segments « organisés », le marché des changes est essentiellement un marché de gré à gré.

  • Les échanges se font essentiellement entre banques,
  • Il n'y a pas comme sur la bourse de cotation centralisée.

A un instant T, il peut exister des divergences d'une place à une autre et même d'une banque à une autre sur la même place (pour l'anecdote, il est même arrivé d'avoir des prix différents d'un desk à un autre au sein d'une même banque !).

Ceci explique en partie que les prix soient cotés en spread, c'est à dire avec un écart entre le cours acheteur et le cours vendeur.

Enfin, autre caractéristique, le marché des changes est gouverné par les prix contrairement au marché boursier parisien qui est gouverné par les ordres.

En effet, sur le marché des changes, un prix est communiqué avant toute transaction. Celui qui demande le prix à une contrepartie peut donc traiter ou pas sur l'un des 2 cotés (achat / vente) en parfaite connaissance de cause. Les intervenants qui ont l'habitude de coter des prix constituent une catégorie appelée market maker. Ils s'engagent à traiter sur les prix qu'ils « affichent » dès qu'une contrepartie en fait la demande.

En revanche, à la bourse de Paris et en simplifiant, les participants doivent d'abord communiquer leurs ordres d'achat et de vente (quantité, montant, et éventuellement prix limite) pour qu'un prix d'échange soit constaté. Ici, c'est l'introduction d'un nouvel ordre qui est susceptible de provoquer une ou plusieurs transactions dès lors qu'il existe un ou plusieurs ordres en sens contraire en carnet.

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