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L'ancienne organisation du système financier français ne brillait pas par son ouverture.

L'organisation

Avant les années 1980, le système financier français était très cloisonné et marqué par une forte prépondérance de l'administration sur les circuits financiers.

Ce type de marché s'appelle « In the bank » c'est à dire contrôlé par la banque centrale. Il était d'autre part strictement interbancaire.

De plus, de nombreuses procédures avaient été établies, répondant chacune à un besoin. Un certain nombre d'institutions financières spécialisées existaient qui possédaient leur circuit propre.

On pouvait représenter schématiquement l'organisation des marchés de capitaux en France en la « découpant » en 3 secteurs:

  • Le marché monétaire : marché de l'argent à court terme, jusqu'à 5 ans tout de même mais avec le maximum de transactions entre le jour le jour et le 1 an. Ce marché était placé sous tutelle de la Banque de France et accessible aux Banques et ENBAMM (agents de change, compagnies d'assurances, caisses de retraites). Le taux de l'argent au jour le jour était fixé quotidiennement.
  • Le marché hypothécaire : marché de refinancement des établissements distributeurs de prêts immobiliers assortis de garanties hypothécaires. Bien que proposant des échéances jusqu'à 20 ans, le maximum des transactions se situait entre 2 et 5 ans. Ce marché était placé sous tutelle du Crédit Foncier de France.
  • Le marché des valeurs mobilières : marché des actions et obligations (seul ouvert à tous et proposant des échéances à partir de 7 ans). Ce marché était placé sous le double contrôle de la C.O.B. et du Trésor.

Ce cloisonnement présentait de nombreux inconvénients:

  • Accès réservé à certains agents économiques bien déterminés.
  • Pas de continuité entre les échéances des différents marchés.
  • Monopole des établissements bancaires dans la distribution du crédit.
  • Régulation monétaire impossible à cause de l'indépendance de variation des taux entre les marchés.

Dans ce marché, certains intervenants étaient structurellement emprunteurs (exemple : les banques d'affaires), or les besoins étaient largement supérieurs aux ressources des prêteurs structurels.

On observait donc un déficit permanent du marché justifiant le recours au réescompte auprès de la Banque de France.

Un besoin de restructuration semblait donc nécessaire.

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